dimanche 30 mars 2008

Thomas avec un "s"

Fersen pour le premier.

Et son "ukulele" tour.
Nous interprétant d'anciennes chansons comme de plus récentes, le déjà quadragénaire énergumène m'a emmenée sur une île surréaliste bercée par ses textes aussi rafraîchissants que poétiques. Je ne le connaissais pas plus que ça, et son talent, sa verve m'ont donné plus que l'envie de me pencher davantage sur l'oeuvre du bonhomme!
Le choix de cet instrument exotique a donné à ce concert un caractère à la fois intimiste et aussi digne d'une croisière aux Bahamas. Sans compter sur les anecdotes rocambolesques dont nous a gratifiés le sieur Fersen.
Bref, chaude recommandation.


Dutronc pour le deuxième.

Et ses complices.
Je me doutais déjà du talent du jeune homme. Il est beau, apparemment humble et incontestablement très doué, bref, "on le veut toutes" (petit clin d'oeil à l'album pour les novices). Mais il est aussi et surtout incroyablement bien entouré!

Par exemple, le monsieur à la gauche de la photo, Pierre Blanchard, est un violoniste époustouflant. J'ai tout de suite eu à l'esprit cette "tradition manouche" en l'écoutant, qui veut que le doyen de la famille joue tous les soirs du violon sur le ventre d'une jeune fille enceinte, pour ouvrir l'âme de l'embryon à la musique et le rendre ainsi bon. (non, je n'ai pas de polichinelle dans le tiroir, j'ai seulement un peu trop fréquenté les gitans!). Et ce qui est remarquable, c'est l'attitude de Thomas avec ses musiciens, apparemment prêt à s'effacer pour que ce soit "leur" soir, malgré son talent incontestable.

Un superbe hommage à Django Reinhardt, qui donne envie de ressortir les petites robes à franges et les porte-cigarettes, des reprises inattendues de Mickael Jackson aux Rolling Stones, de l'humour, de la chaleur, et énormément de générosité et de bonne humeur avec une mise en scène signée Mathieu Chédid (et ça se sent).

Bref, énorme recommandation. Car une chose est sûre, c'est que je vais faire en sorte de les revoir au plus tôt!

mardi 11 mars 2008

Ah oui c'est vrai...

30 ans ça y est, j'oubliais presque.

J'ai "tourné", comme dirait mon aide maternelle. Comme le lait caillé quoi. Et j'entends déjà résonner les voix souffeureuses de certaines trentenaires de mon entourage: "mon dieu, 30 ans, pas mariée, sans enfants, l'angoisse..."
Euh... non. D'ailleurs cela fait bien deux ans que j'annonce que j'ai 30 ans: les chiffres ronds, c'est moins compliqué, j'aime. Et puis ça annonce des fiestas ça. Quelques unes de passées, d'autres à venir, d'autres pas encore programmées mais qui ne sauraient tarder. En fait je compte bien fêter ces 30 ans un bonne année entière!

Car ENFIN! Je suis ENFIN dans l'âge d'or de la FEMME! :p Pourtant, ce ne sont pas franchement mes hormones "maternelles" qui me travaillent, et je ne me suis jamais sentie autant espiègle que dans ce fameux âge d'or...

Affaire à suivre... ;)

J'en profite pour envoyer un bisou à ma Ninie, car j'ai été ravie et très touchée qu'elle descende pour l'occasion. :) Un bisou à mon Gillou aussi, waow, ça m'a fait tellement badaboum dedans. Pour les autres qui ne comprennent rien ou qui seraient jaloux (oui on peut rêver OH), invitez- moi à boire du champagne, et je vous ferai plein de dédicaces tendres par ici (30ans, et des penchants pervers, toujours oui).

Allez, à la prochaine fiesta alors! Et aux trentenaires à venir, c'est plutôt cool de tourner, surtout quand il y a des bulles!

mercredi 5 mars 2008

04/03/2008 The Cure au Dôme, Marseille

Et bien, on peut dire qu'on a carrément failli le louper celui-là! On n'était pas parti pour se presser à mon arrivée de Bollène à la maison de maman. Heureusement, j'ai eu la bonne idée de vérifier l'horaire sur le billet sans tarder, et quand j'ai lu "19h00", on a sauté dans la voiture illico direction la capitale de la bouillabaisse.

Et pour quelle aventure! Un camion qui cramait sur l'autoroute nous a fait subir un bouchon d'une demi-heure, et une fois à Marseille il a fallu se garer. J'ai cru que je n'allais jamais y arriver... et l'heure tournait, les 19h00 commençaient à être bien loin. Et ma crainte d'être déçue par ce groupe qui avait bercé mon adolescence était toujours là. Bref, panique à bord.

Mais vous connaissez ma philosophie. Plus je trime pour obtenir quelque chose, plus je me dis que ce truc va être encore plus extraordinaire que je ne l' espérais. Et bien bingo encore une fois! D'abord, après 30 minutes de panique, nous avons fini par nous garer pile devant le Dôme, avec l'étrange impression que cette place nous attendait.

Et nous voilà enfin dans la salle. Certes, le concert avait commencé, mais débarquer sur les premières notes de Lullaby, c'était la grande classe! Bon ok, vue la set list, on a quand même loupé 6 chansons, et pas des moindres, mais la suite a fait très vite oublier toutes nos mésaventures.

Mainset:
plainsong
prayers for rain
alt.end
the walk
the end of the world
lovesong
pictures of you
lullaby
from the edge of the deep green sea
kyoto song
the blood
please project
push
friday i'm in love
inbetween days
just like heaven
primary
a boy i never knew
shake dog shake
never enough
wrong number
one hundred years
disintegration

Encore 1:
at night
m
play for today
a forest

Encore 2:
the lovecats
let's go to bed
freak show
close to me
why can't i be you?

Encore 3:
boys don't cry
10:15 saturday night
killing an arab

J'ai adoré la set-list, avec une montée en puissance très bien calculée.
J'ai adoré regarder le public, où se mélangeaient des minauds de 19 ans babas devant le groupe culte et des quinquagénaires d'abord timides puis survoltés.
J'ai adoré ressentir cette émotion générale, portée par la certitude confirmée d'être face à un groupe d'anthologie qui après 30 ans savait encore mettre de belles claques auditives.
J'ai adoré la balance des sons fixée sur la basse de Simon, qui m'a donné plus que l'envie de reprendre en main ma petite Peavey.
J'ai adoré cette ambiance à la limite de la magie, qui semblait retenir le sieur Smith sur scène après le dernier rappel et qui a fait verser quelques larmes parmi son public.

3h. 3h de pur bonheur, mais 3h tellement rapides!
J'ai détesté la façon dont le temps a couru l'espace de ces 3h.

Bravo, chapeau bas messieurs. Et merci pour le cadeau! Vous avez réussi à raviver l'enthousiasme exalté de la jeune adolescente que j'étais. Et fêter mes 30 ans avec Killing An Arab résonnant en dedans fut de l'ordre de la magie.

BIS!