
Et son "ukulele" tour.
Nous interprétant d'anciennes chansons comme de plus récentes, le déjà quadragénaire énergumène m'a emmenée sur une île surréaliste bercée par ses textes aussi rafraîchissants que poétiques. Je ne le connaissais pas plus que ça, et son talent, sa verve m'ont donné plus que l'envie de me pencher davantage sur l'oeuvre du bonhomme!
Le choix de cet instrument exotique a donné à ce concert un caractère à la fois intimiste et aussi digne d'une croisière aux Bahamas. Sans compter sur les anecdotes rocambolesques dont nous a gratifiés le sieur Fersen.
Bref, chaude recommandation.
Dutronc pour le deuxième.

Et ses complices.
Je me doutais déjà du talent du jeune homme. Il est beau, apparemment humble et incontestablement très doué, bref, "on le veut toutes" (petit clin d'oeil à l'album pour les novices). Mais il est aussi et surtout incroyablement bien entouré!
Par exemple, le monsieur à la gauche de la photo, Pierre Blanchard, est un violoniste époustouflant. J'ai tout de suite eu à l'esprit cette "tradition manouche" en l'écoutant, qui veut que le doyen de la famille joue tous les soirs du violon sur le ventre d'une jeune fille enceinte, pour ouvrir l'âme de l'embryon à la musique et le rendre ainsi bon. (non, je n'ai pas de polichinelle dans le tiroir, j'ai seulement un peu trop fréquenté les gitans!). Et ce qui est remarquable, c'est l'attitude de Thomas avec ses musiciens, apparemment prêt à s'effacer pour que ce soit "leur" soir, malgré son talent incontestable.
Un superbe hommage à Django Reinhardt, qui donne envie de ressortir les petites robes à franges et les porte-cigarettes, des reprises inattendues de Mickael Jackson aux Rolling Stones, de l'humour, de la chaleur, et énormément de générosité et de bonne humeur avec une mise en scène signée Mathieu Chédid (et ça se sent).
Bref, énorme recommandation. Car une chose est sûre, c'est que je vais faire en sorte de les revoir au plus tôt!