dimanche 6 novembre 2011

L'épée de la vérité

Étendue près de toi, je te regarde dormir.

Des rêves courent le long de ton visage d'enfant:

Tu sembles à la fois aimer, puis souffrir.

Je ne te réveille pas, pourtant.


Sur ta bouche, je lis notre premier baiser.

Celui qui m'avait fait voir l'avenir comme un paysage troublant.

Celui qui fait encore mon ventre se nouer

Du souvenir de cette passion, ce matin là, nous dévorant.


Sur ta bouche, je lis notre dernier baiser.

Celui qui dans tes yeux, hier, attisait un soleil.

Celui qui dans mes rêves, amoureux, aurait du me guider.

Mais... je n'ai pas sommeil.


A présent c'est la peur qui obscurcit tes traits.

Tes mains qui se crispent semblent chercher les miennes, détendues.

Mais je ne te les offre pas. Je fuis ton toucher.

Je crois bien que je ne t'aime plus.


mardi 1 novembre 2011

Gaminerie.

Elle : Fanny
Lui : Hugh



Cette combinaison a les allures d'un vrai couple : c'est comme le soleil et la lune, qui constituent le modèle idéal pour fonder une union ! Il y a juste assez de différences et de convergences permettant le meilleur assemblage possible. En somme, tous les ingrédients du succès se retrouvent ici, et on n'a qu'à s'en féliciter. Bien entendu, la prospérité de ce couple exigera de grands efforts d'adaptation mutuelle.Si les partenaires réussissent à trouver ensemble un juste équilibre, s'ils parviennent à franchir le fossé qui les sépare, Hugh n'aura plus qu'à se laisser choyer par sa généreuse compagne qui, par ailleurs, prendra le couple en main, décidant et régissant tout. Et les enfants qui grandiront entre eux seront épanouis et heureux.Le charme, l'assurance et le rayonnement de Fanny attire tous les hommes. Pourquoi donc Hugh ne serait-il pas, lui aussi, attiré par cette femme ? En fait, il sera fasciné par le dynamisme et l'énergie de l'autre, et il aura envie de s'abriter sous cette force bienveillante.Fanny sera désorientée par le calme et la douceur de son compagnon. Au début, elle essaiera de le stimuler un peu en le bousculant gentiment ; mais s'il ne réagit pas, elle risque de devenir plus insistante et même agressive. Face à une telle situation, Hugh pourra soit réagir à son tour très violemment à l'agression, soit au contraire se retirer dans sa tour d'ivoire en relevant tous les ponts. Il est certain que la femme préférera le premier scénario, simplement parce qu'elle considère que cette réaction violente de la part de son partenaire sera malgré tout un début de communication.




Mwuhahahahahaha, JE LE SAVAIS! ^^
(oui bon ça va, c'est un lazy tuesday, et je m'apprête à regarder Le Prestige...)


*sigh*

My whole life, I've been learning to...



De Nicolas Winding Refn, un petit Danois tiens.

Pfiou. La claque.
Certes, le scénar est on ne peut plus déjà vu, plat, basique, voire même mou. Un cascadeur, qui sert de chauffeur aux gangsters la nuit, qui tombe amoureux de sa voisine, et qui du coup va aider le mari de cette dernière tout juste sorti de prison pour un dernier cass' qui évidemment tourne mal... Rien de transcendant jusque là. Mais si Drive a reçu au festival de Cannes 2011 le prix de la mise en scène, ce n'est pas pour rien!
Je lui aurais pour ma part attribué le prix de la photographie (s'il existe?), les prises de vue, les plans étant juste parfaits. Les couleurs, l'ambiance nous plongent dans un cadre kitch années 80, très proche du style Tarantino, sans le caractère caricatural de ce dernier.
Mais Refn lui, contrairement à Tarantino, ne laisse aucune place à l'humour, même grinçant. Mon coeur a battu mes tempes toute la dernière demi-heure du film, et il m'a bien fallu encore une bonne demi-heure après le générique pour m'apaiser. Car le personnage du "driver", Ryan Gosling, est absolument déroutant. Pas le temps de se laisser endormir par son petit minois d'ange... the driver dépasse très vite les limites de la raison et nous embarque avec lui, portés par un jeu de Gosling d'une justesse phénoménale. Les silences, les regards, tout pèse alors jusqu'à nous placer dans une atmosphère étouffante, et très dérangeante. Mais terriblement menée!

Bref, à voir. Très particulier, mais à voir.
Et maintenant ce sont les Marches du Pouvoir de Clooney qui m'intéressent beaucoup, pour voir le petit Gosling dans un autre registre! :)

ps: ah oui, et j'ai vu Real Steel aussi. Hum, vous savez, le dernier avec Hugh Jackman, où il joue un ancien boxeur qui entraine des robots pour épater son fils?! Bah voilà. J'ai résumé, il y a HUGH JACKMAN plus beau que jamais, donc moi ça m'a suffit. Et il ne fallait pas vraiment lui en demander plus de toute façon, à ce film. Hugh Jackman. Et le gamin aussi, on aimerait les mêmes à la maison! :p
(bon ok, et pour les messieurs la fille est carrément canon)