
Histoire : Czentowicz, champion d'échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu'à l'entrée en scène de Monsieur B. Dès lors que cet aristocrate autrichien s'intéresse à la partie livrée entre le champion et les passagers amateurs, la direction du texte bascule. Par un effet de symétrie, la narration se transforme en un face à face tendu entre un esprit brillant et rapide à l'intelligence abstraite et un cerveau au pragmatisme brutal, incapable de projection véritable. Mise en scène percutante de la résurrection de la folie, cette nouvelle oscille entre ouverture et enfermement. Dans cette avancée implacable de la stupidité destructrice, allégorie de la victoire du nazisme mais aussi chef-d'oeuvre de composition, Zweig s'intéresse peu à la survie du corps, préférant montrer les réactions de l'esprit, qui trouve un symbole parfait dans ce jeu éminemment intelligent mais désespérément stérile. Publié en 1943, un an après le suicide de son auteur, Le Joueur d'échecs fait figure de testament dans l'oeuvre de Zweig.
--Sana Tang-Léopold Wauters (source: Amazon.fr)
Tout petit, tout court, facile à la lecture, et qui en dit pourtant beaucoup, si long, sur des actes aussi atroces que la torture psychologique que pouvaient infliger les nazis à leurs victimes. L'échappatoire -ce jeu de tactiques- est inattendu et accentue l'effet de cette véritable bataille de l'esprit contre lui-même, orchestrée par des parties d'échecs imaginaires, mise en place comme instinct de survie.
Mais la question de la victoire reste tout de même ouverte, entre celle concrète du jeu, et celle plus sous-jacente de l'esprit. Le titre "le joueur d'échecs" semble prendre alors une double dimension, les "échecs" un double sens.
Un livre qui m'a donné envie de connaître un peu plus l'oeuvre de Zweig.

Waow.
Là je n'ai presque pas envie de vous résumer l'histoire. Pour vous conserver intégralement la découverte et le suspense qui accentuent le plaisir de la lecture.
En fait je n'aurais envie d'écrire qu'une chose: "lisez-le si ce n'est pas déjà fait!"
Süskind nous fait découvrir les personnages, les paysages, la vie d'une façon unique et originale: avec le nez! A travers son personnage principal, Jean-Baptiste Grenouille, un gnome étrange né sans odeur, tout devient parfums, puanteurs ou fragrances...
Meurtres et mésaventures dans un paysage olfactif. Etonnant et tout simplement génial!
A vos romans... 1... 2... 3... lisez!


