Souvenez-vous, il y a tout juste un an, j'appréhendais ma nouvelle nomination.
Et bien voilà, c'est fait.
Comme chaque fois, l'année scolaire a filé à une rapidité vertigineuse, peut être même encore plus cette fois que les années précédentes.
Et j'ai résisté! J'ai tenu le choc, comme une grande. Oh bien sûr, il y a eu des moments bas, voire franchement bas même. Mais il y a eu aussi des moments hauts voire carrément agréables!
La preuve, j'en redemande!
Et oui, pour ceux qui ne le savent pas encore, j'ai décidé de rester en enseignement adapté. Donc avec des adolescents souffrant d'un grand retard scolaire dû à leurs troubles du comportement. Aux dernières nouvelles, toujours officieuses pourtant, je suis mes élèves dans leur collège de transfert, puisque l'actuel ferme. Toujours à Avignon donc.
Et je me bats même en ce moment pour pouvoir suivre la formation de la spécialisation "enseignement adapté" dès l'année prochaine, même si les inscriptions sont closes. Et si je ne parvenais pas à obtenir cette formation, je compte présenter quand même cette spécialisation en candidat libre.
La rentrée 2009 risque d'être encore plus costaud. Car les "gangs ennemis" des banlieux d'Avignon vont être mélangés à cause de la fermeture de mon collège actuel. Et les classes vont être bondées à leur maximum.
Maso alors me direz-vous? Peut être...
Mais je commence surtout à croire que moi aussi, j'ai besoin et j'aime les "challenges"!
De toute façon maintenant, place aux... VACANCES!!! :D :D :D
Et sans noeud dans le ventre cette fois. :)
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jeudi 2 juillet 2009
vendredi 11 juillet 2008
Sacré "challenge" :(
"Le collège Paul Giéra d'Avignon est classé ZEP, zone sensible et zone violence. Il fait partie des établissements les plus difficiles du département.
L'effectif est de 720 élèves dont 40 en SEGPA.
L'environnement est très difficile : nombreux problèmes de violence, de drogue et de sida dans les cités du secteur de recrutement (Monclar - Champfleury).
80 % des élèves sont boursiers. 80% sont d'origine étrangère.
Plus de 50% des familles sont touchées par le chômage. 25 % sont monoparentales."
Et oui, c'est là que je suis mutée l'année prochaine. Collège? Impossible! me direz-vous... Et bien si, justement dans cette section que j'ai marquée en gras, la SEGPA. Quésaquo? Réfléchissez un peu: dans un collège, la population est composée d'ados. Alors à votre avis, quel genre d'ados peut avoir besoin de professeurs des écoles comme enseignants?
Bravo, c'est ça, les ados en très grande difficulté scolaire. Les ados généralement issus des CLIS du primaire, ces fameuses classes d'intégration où l'on retrouve tous les enfants victimes de déficiences diverses et/ou de troubles du comportement. Enfin, nous sommes chanceux, ne sont dirigés en SEGPA que les enfants atteints de troubles du comportement...
Alors que je vous explique un peu mieux comment se passe notre mutation.
Il y a deux à trois "mouvements".
Le 1er qui a lieu généralement en mai/juin, c'est celui qui fait trembler, et espérer. Car si on passe, on est muté à titre définitif sur le poste qu'on obtient. On a donc plutôt intérêt à ne lister que les postes qui nous plaisent vraiment. Et autant dire que les places sont très chères, et qu'elles ne concernent au final que les gros barêmes.
Le 2ième, qui a lieu généralement en juin/juillet, c'est celui qui permet de commencer à combler les "trous". Il ne propose souvent que des postes dits fractionnés (avec un quart-temps dans une école, un mi-temps dans une autre, et encore un quart-temps dans une troisième, pas forcément dans la même ville par exemple), et des postes dont personne n'a voulu au 1er mouvement. Et quand on passe au 2ième, on est muté "à titre provisoire": on est bien fonctionnaire titulaire, mais pas titulaire de notre poste, il faut donc forcément reparticiper au mouvement l'année d'après, et on ne peut pas garder le poste qu'on a obtenu.
On fait une liste de voeux (j'avais quand même réussi à en lister 42!), et une "fiche de voeux géographiques", où on classe des zones et des types de poste par ordre de préférence. Et là c'est la roulette russe. On peut être muté n'importe où sur une des zones qu'on a listées (dans la mesure où on obtient aucun de nos voeux). C'est ce qui s'est passé pour moi. Avignon était ma première zone géographique (car elle englobait tous les bleds autour de chez moi), et enseignant "spécialisé" (comme on doit l'être normalement pour une CLIS ou une SEGPA) mon dernier choix de poste. C'était aussi ce qui s'était passé pour moi l'année dernière: Bollène était ma 4ième zone géographique, enseignant en maternelle mon deuxième voeu de poste. On ne peut pas gagner à chaque fois.
Enfin il y a le 3ième mouvement, qui a lieu en septembre. Car oui, il y en a toujours qui se retrouvent sans poste juste avant la rentrée. Le 3ième mouvement permet de boucher les trous de dernière minute, les congés maladie prolongés, les congés parentaux, les départs à la retraite en cours d'année, tout ça...
Vous allez me dire, au moins toi tu as eu un poste au 2ième! Oui mais en général au 3ième, on est mieux servi, car ils font tout de même en sorte, vu qu'ils nous ont fait attendre tout l'été et qu'ils nous placent dans une situation "d'urgence" de trouver quelque chose qui nous convienne pour le mieux.
Voilà, ça situe un peu le degré de considération que l'on nous accorde. Alors, on envie toujours les profs?
Bon, soyons positifs:
- je suis à Avignon, oui bon, je ne voulais surtout pas être à Avignon même, mais au moins, je me rapproche. Plus de loyer l'année prochaine: mamounette m'héberge gentiment, et avec un peu de chance, je finirai l'année dans mon CHEZ MOI.
- j'aurai moins d'heures et plus de sous.
21h30 (dont 1/2h payée en heure supp') et 2h de réunion par semaine contre 27h habituellement. Et un emploi du temps normalement aménagé pour que l'on n'est pas de journée "complète".
- Primes zep, zone violence. Heures supp' payées sur la grille des profs de collège (à savoir le double que pour les profs des écoles, même si nous sommes sensés maintenant avoir le même statut, hum). Des heures supp' que l'on pourra peut être faire en doublon, à savoir à deux dans la même classe, ce qui peut être sympa.
- nous sommes deux dans cette galère. J'ai retrouvé une copine iufm, aussi ravie que moi de sa mutation... on va donc se serrer les coudes et bosser ensemble.
- je n'enseignerai que les maths, la SVT et les arts. J'aurai très peu les 4ièmes, bien plus les 6ièmes. Bon, je vais devoir subir les 3ièmes 4h30 en français cela dit. Mais jamais 4h30 à la suite. C'est le côté positif du collège ça. On les voit tous, mais 2h maxi, pas une journée complète.
Et puis qui sait, cela va peut être me plaire! Et au pire, comme je l'ai dit plus haut, cela ne devrait être que pour un an, vu que je ne suis pas titulaire de ce poste. En tout cas cela m'a motivée pour m'inscrire dans un cours de boxe... hi hi.
L'effectif est de 720 élèves dont 40 en SEGPA.
L'environnement est très difficile : nombreux problèmes de violence, de drogue et de sida dans les cités du secteur de recrutement (Monclar - Champfleury).
80 % des élèves sont boursiers. 80% sont d'origine étrangère.
Plus de 50% des familles sont touchées par le chômage. 25 % sont monoparentales."
Et oui, c'est là que je suis mutée l'année prochaine. Collège? Impossible! me direz-vous... Et bien si, justement dans cette section que j'ai marquée en gras, la SEGPA. Quésaquo? Réfléchissez un peu: dans un collège, la population est composée d'ados. Alors à votre avis, quel genre d'ados peut avoir besoin de professeurs des écoles comme enseignants?
Bravo, c'est ça, les ados en très grande difficulté scolaire. Les ados généralement issus des CLIS du primaire, ces fameuses classes d'intégration où l'on retrouve tous les enfants victimes de déficiences diverses et/ou de troubles du comportement. Enfin, nous sommes chanceux, ne sont dirigés en SEGPA que les enfants atteints de troubles du comportement...
Alors que je vous explique un peu mieux comment se passe notre mutation.
Il y a deux à trois "mouvements".
Le 1er qui a lieu généralement en mai/juin, c'est celui qui fait trembler, et espérer. Car si on passe, on est muté à titre définitif sur le poste qu'on obtient. On a donc plutôt intérêt à ne lister que les postes qui nous plaisent vraiment. Et autant dire que les places sont très chères, et qu'elles ne concernent au final que les gros barêmes.
Le 2ième, qui a lieu généralement en juin/juillet, c'est celui qui permet de commencer à combler les "trous". Il ne propose souvent que des postes dits fractionnés (avec un quart-temps dans une école, un mi-temps dans une autre, et encore un quart-temps dans une troisième, pas forcément dans la même ville par exemple), et des postes dont personne n'a voulu au 1er mouvement. Et quand on passe au 2ième, on est muté "à titre provisoire": on est bien fonctionnaire titulaire, mais pas titulaire de notre poste, il faut donc forcément reparticiper au mouvement l'année d'après, et on ne peut pas garder le poste qu'on a obtenu.
On fait une liste de voeux (j'avais quand même réussi à en lister 42!), et une "fiche de voeux géographiques", où on classe des zones et des types de poste par ordre de préférence. Et là c'est la roulette russe. On peut être muté n'importe où sur une des zones qu'on a listées (dans la mesure où on obtient aucun de nos voeux). C'est ce qui s'est passé pour moi. Avignon était ma première zone géographique (car elle englobait tous les bleds autour de chez moi), et enseignant "spécialisé" (comme on doit l'être normalement pour une CLIS ou une SEGPA) mon dernier choix de poste. C'était aussi ce qui s'était passé pour moi l'année dernière: Bollène était ma 4ième zone géographique, enseignant en maternelle mon deuxième voeu de poste. On ne peut pas gagner à chaque fois.
Enfin il y a le 3ième mouvement, qui a lieu en septembre. Car oui, il y en a toujours qui se retrouvent sans poste juste avant la rentrée. Le 3ième mouvement permet de boucher les trous de dernière minute, les congés maladie prolongés, les congés parentaux, les départs à la retraite en cours d'année, tout ça...
Vous allez me dire, au moins toi tu as eu un poste au 2ième! Oui mais en général au 3ième, on est mieux servi, car ils font tout de même en sorte, vu qu'ils nous ont fait attendre tout l'été et qu'ils nous placent dans une situation "d'urgence" de trouver quelque chose qui nous convienne pour le mieux.
Voilà, ça situe un peu le degré de considération que l'on nous accorde. Alors, on envie toujours les profs?
Bon, soyons positifs:
- je suis à Avignon, oui bon, je ne voulais surtout pas être à Avignon même, mais au moins, je me rapproche. Plus de loyer l'année prochaine: mamounette m'héberge gentiment, et avec un peu de chance, je finirai l'année dans mon CHEZ MOI.
- j'aurai moins d'heures et plus de sous.
21h30 (dont 1/2h payée en heure supp') et 2h de réunion par semaine contre 27h habituellement. Et un emploi du temps normalement aménagé pour que l'on n'est pas de journée "complète".
- Primes zep, zone violence. Heures supp' payées sur la grille des profs de collège (à savoir le double que pour les profs des écoles, même si nous sommes sensés maintenant avoir le même statut, hum). Des heures supp' que l'on pourra peut être faire en doublon, à savoir à deux dans la même classe, ce qui peut être sympa.
- nous sommes deux dans cette galère. J'ai retrouvé une copine iufm, aussi ravie que moi de sa mutation... on va donc se serrer les coudes et bosser ensemble.
- je n'enseignerai que les maths, la SVT et les arts. J'aurai très peu les 4ièmes, bien plus les 6ièmes. Bon, je vais devoir subir les 3ièmes 4h30 en français cela dit. Mais jamais 4h30 à la suite. C'est le côté positif du collège ça. On les voit tous, mais 2h maxi, pas une journée complète.
Et puis qui sait, cela va peut être me plaire! Et au pire, comme je l'ai dit plus haut, cela ne devrait être que pour un an, vu que je ne suis pas titulaire de ce poste. En tout cas cela m'a motivée pour m'inscrire dans un cours de boxe... hi hi.
lundi 7 juillet 2008
Pourrie gâtée
Voilà, l'année scolaire se sera encore terminée par des larmes.
De mes pioupioux d'abord, qui me demandaient vendredi matin "mais pourquoi on doit avoir des grandes vacances en été maîtreeeeesse?!" et qui ne voulaient pas que je "parte".
Des parents de mes pioupioux ensuite, à ma grande surprise. Une maman surtout, qui m'avouait son cafard de savoir que son enfant ne m'aurait plus comme maîtresse l'année prochaine, et qui me témoignait sa reconnaissance pour cette année.
De mes collègues enfin. Mon atsem chérie, qui m'a tellement épaulée tout au long de l'année. Ma directrice adorée, que j'ai parfois un peu secouée mais qui a toujours été là pour moi.
Et donc, vous pouvez l'imaginer, de moi évidemment. Les grandes eaux, toute cette dernière journée. J'étais pourtant ravie d'être enfin en vacances cette dernière semaine. Mais au moment de l'échéance, c'est le bourdon qui m'a emparée. D'autant que j'ai été pourrie gâtée. Des fleurs, des cadeaux, des dessins, des sourires et des bisous (et même un massage des pieds! :p).
Je me sentais bien dans cette maternelle avec mon triple niveau moi. Va savoir où je vais tomber l'année prochaine!



De mes pioupioux d'abord, qui me demandaient vendredi matin "mais pourquoi on doit avoir des grandes vacances en été maîtreeeeesse?!" et qui ne voulaient pas que je "parte".
Des parents de mes pioupioux ensuite, à ma grande surprise. Une maman surtout, qui m'avouait son cafard de savoir que son enfant ne m'aurait plus comme maîtresse l'année prochaine, et qui me témoignait sa reconnaissance pour cette année.
De mes collègues enfin. Mon atsem chérie, qui m'a tellement épaulée tout au long de l'année. Ma directrice adorée, que j'ai parfois un peu secouée mais qui a toujours été là pour moi.
Et donc, vous pouvez l'imaginer, de moi évidemment. Les grandes eaux, toute cette dernière journée. J'étais pourtant ravie d'être enfin en vacances cette dernière semaine. Mais au moment de l'échéance, c'est le bourdon qui m'a emparée. D'autant que j'ai été pourrie gâtée. Des fleurs, des cadeaux, des dessins, des sourires et des bisous (et même un massage des pieds! :p).
Je me sentais bien dans cette maternelle avec mon triple niveau moi. Va savoir où je vais tomber l'année prochaine!



mercredi 2 juillet 2008
Mais oui, mais oui...

Donne moi ta main, et prends la mienne, la cloche a sonnée, ça signifie... l'école est finie!
(maintenant que tous ceux qui l'auront 3 jours en tête me haïssent gentiment! :p)
Repas -parents/enseignants- de fin d'année fort chaleureux, et bien arrosé (merci aux mamans de n'avoir pas quitté des yeux mes verres -j'en avais deux- afin qu'ils ne restent jamais vides). J'ai donc même dansé, oui. Hum.
Le réveil du matin fut donc aussi plus pénible aujourd'hui. Mais c'était mercredi, le jour des enfants, me direz-vous! Oui, mais demi-journée de rattrapage du lundi de Pentecôte oblige... Cela dit, croissants et café dans la cour de l'école, ce n'est pas trop harassant comme rattrapage!
Enfin... elle va me manquer, cette école... mes élèves et mon atsem Eliane surtout, mais l'équipe et les parents aussi!
Car comme on dit, on sait ce que l'on perd, mais, on ne sait (toujours pas) ce que l'on gagne!
jeudi 17 janvier 2008
Rapport d'inspection
Les +: "Melle Lucciarini met en oeuvre une pédagogie qui recherche une continuité, une cohérence entre les activités. Les élèves font preuve d'autonomie et leurs compétences sont avancées. Bonne impression dans l'ensemble".
Les -: "Melle Lucciarini devra limiter autant que faire se peut (le manque de matériel ayant été souligné précédemment) les exercices sur papier pour leur substituer des situations intéractives plus denses."
Conclusion finale: "Des débuts prometteurs. Encouragements!"
Et un 12,5/20.
Sachant que les débutants ont entre 11 et 13, je suis plutôt contente. Il m'avait déjà un peu rassurée sur mes doutes au sujet de la valeur de mon travail, mais lire noir sur blanc que mon enseignement "a du sens" est encore plus réconfortant.
Même si je ne continue à croire que je ne finirai pas dans l'éducation nationale, je compte bien cela dit m'y éclater encore pendant quelques années! Car j'aime vraiment ça!
:)
Les -: "Melle Lucciarini devra limiter autant que faire se peut (le manque de matériel ayant été souligné précédemment) les exercices sur papier pour leur substituer des situations intéractives plus denses."
Conclusion finale: "Des débuts prometteurs. Encouragements!"
Et un 12,5/20.
Sachant que les débutants ont entre 11 et 13, je suis plutôt contente. Il m'avait déjà un peu rassurée sur mes doutes au sujet de la valeur de mon travail, mais lire noir sur blanc que mon enseignement "a du sens" est encore plus réconfortant.
Même si je ne continue à croire que je ne finirai pas dans l'éducation nationale, je compte bien cela dit m'y éclater encore pendant quelques années! Car j'aime vraiment ça!
:)
lundi 3 décembre 2007
Trac en vrac
"Bonjour, vous êtes bien Mlle Lucciarini?
- Ou...ui.
- Je me présente, M. T, votre inspecteur. Je viens, comme vous le devinez, vous rendre visite aujourd'hui."
Je savais pertinemment qui il était. Son bureau est au dessus de ma classe, c'est dire!
J'aurais simplement aimé un coup de fil, où il m'aurait dit "je viens dans la semaine", comme d'usage. Mais là, je savais seulement qu'il devait venir avant les vacances de Noël, et commençait même à en douter.
Aussi, vous imaginez bien la prise de panique qui m'a envahie lors de notre poignée de mains. Il fallait que je trouve une source de réconfort dans l'immédiat, car ma gorge se serrait tout à coup et mes mains commençaient sérieusement à s'agiter.
Alors j'ai regardé ma classe. Les petits. Heureux d'être là, de commencer un nouveau jour d'école. Avec moi. Et j'en ai oublié la présence de mon supérieur hiérarchique, pourtant venu là pour apprécier la qualité de mon travail.
Du coup, j'ai eu à peine le temps de me retourner que l'heure de l'entretien sonnait déjà. J'en avais entendu des vertes et des pas mûres sur M. T. Ses exigences, ses manies, sa façon de descendre ceux et celles qu'il considérait comme "incompétents"...
Mais aujourd'hui, j'ai trouvé notre dialogue très constructif, je ne l'ai jamais senti dans le jugement, mais plutôt là pour m'apporter des billes qu'il avait acquises avec l'expérience. Il ne m'a pas fait de louanges ni ne m'a descendue, il semblait là en visite "conseils", ce qui apparemment est plutôt bon signe.
Maintenant il faut attendre son rapport pour être fixée. La conseillère pédagogique qui avait assuré la visite pré-inspection dans ma classe est descendue pour me souffler à l'oreille qu'il lui avait dit en remontant "oh, elle est bien cette petite" en parlant de moi. :) Mais je sais aussi qu'il ne peut pas mettre une note extraordinaire dans la mesure où je suis débutante.
En tout cas, je suis rassurée. Il a répondu à beaucoup de mes interrogations, et m'a laissé entendre que j'allais dans le bon sens pour les enfants. Pour moi c'est ce qui compte. Et puis, c'est fait! Je vais pouvoir me plonger dans les préparations de Noël jusqu'au coup, et sans stress!
Et puis, ce n'est pas plus mal qu'il m'ait fait une surprise. Car j'ai pu ainsi totalement profiter de mon merveilleux weekend en famille, sans trac obsessionnel!
- Ou...ui.
- Je me présente, M. T, votre inspecteur. Je viens, comme vous le devinez, vous rendre visite aujourd'hui."
Je savais pertinemment qui il était. Son bureau est au dessus de ma classe, c'est dire!
J'aurais simplement aimé un coup de fil, où il m'aurait dit "je viens dans la semaine", comme d'usage. Mais là, je savais seulement qu'il devait venir avant les vacances de Noël, et commençait même à en douter.
Aussi, vous imaginez bien la prise de panique qui m'a envahie lors de notre poignée de mains. Il fallait que je trouve une source de réconfort dans l'immédiat, car ma gorge se serrait tout à coup et mes mains commençaient sérieusement à s'agiter.
Alors j'ai regardé ma classe. Les petits. Heureux d'être là, de commencer un nouveau jour d'école. Avec moi. Et j'en ai oublié la présence de mon supérieur hiérarchique, pourtant venu là pour apprécier la qualité de mon travail.
Du coup, j'ai eu à peine le temps de me retourner que l'heure de l'entretien sonnait déjà. J'en avais entendu des vertes et des pas mûres sur M. T. Ses exigences, ses manies, sa façon de descendre ceux et celles qu'il considérait comme "incompétents"...
Mais aujourd'hui, j'ai trouvé notre dialogue très constructif, je ne l'ai jamais senti dans le jugement, mais plutôt là pour m'apporter des billes qu'il avait acquises avec l'expérience. Il ne m'a pas fait de louanges ni ne m'a descendue, il semblait là en visite "conseils", ce qui apparemment est plutôt bon signe.
Maintenant il faut attendre son rapport pour être fixée. La conseillère pédagogique qui avait assuré la visite pré-inspection dans ma classe est descendue pour me souffler à l'oreille qu'il lui avait dit en remontant "oh, elle est bien cette petite" en parlant de moi. :) Mais je sais aussi qu'il ne peut pas mettre une note extraordinaire dans la mesure où je suis débutante.
En tout cas, je suis rassurée. Il a répondu à beaucoup de mes interrogations, et m'a laissé entendre que j'allais dans le bon sens pour les enfants. Pour moi c'est ce qui compte. Et puis, c'est fait! Je vais pouvoir me plonger dans les préparations de Noël jusqu'au coup, et sans stress!
Et puis, ce n'est pas plus mal qu'il m'ait fait une surprise. Car j'ai pu ainsi totalement profiter de mon merveilleux weekend en famille, sans trac obsessionnel!
mercredi 14 novembre 2007
Mathématiques politiques
Je suis professeur des écoles.
Si on cumule grandes et petites vacances, je bénéficie d'un peu plus de 3 mois de vacances par an. Ces vacances connues comme PAYEES et tant enviées de ce fait par le grand public... ce plein de vacances PAYEES qu'on nous reproche tout le temps, dès que nous revendiquons la moindre cause...
Alors faisons un petit calcul.
En tant que professeur des écoles, je suis fonctionnaire de l'état de catégorie A (et oui, il faut une licence minimum pour passer ce concours aussi).
Or les autres fonctionnaires de catégorie A, tout ministère confondu, débutent leur carrière avec en moyenne un salaire net de 1810 euros. Tandis qu' un professeur des écoles débutant touche un salaire net de 1340 euros (au passage l'équivalent à une centaine d'euros près du salaire d'un fonctionnaire débutant de catégorie B, dont le concours nécessite un niveau bac+2).
Source: FO ou sites des ministères. Et expérience personnelle.
Une différence donc de 470 euros par mois qui n'est pas compensée avec l'avancement (un enseignant n'a en effet pas le bénéfice d'un avancement plus rapide qu'un autre fonctionnaire de même catégorie).
Soit 5640 euros sur un an. Oh, l'équivalent de 3 mois de salaire d'un fonctionnaire de catégorie A autre que professeur des écoles.
Alors, je récapitule? Un enseignant touche donc au final 3 mois de salaire de moins que tout autre fonctionnaire de l'état de même catégorie. 3 MOIS, ou son fameux temps de vacances. Et pour être totalement explicite, les vacances que l'on nous envie tant ne nous sont donc PAS PAYEES.
Cela dit je m'en fous, mon métier reste le plus beau métier du monde. (et je ne suis plus vraiment une enseignante débutante...) :p
Ah oui, et quitte à ronchonner jusqu'au bout face à l'ignorance des jaloux: nous sommes passés à 40 ans (et même 42 officieusement) de cotisation depuis 2003, pour toucher 46 % du salaire perçu les 6 derniers mois avant la retraite...
A votre bon coeur! ^^
Si on cumule grandes et petites vacances, je bénéficie d'un peu plus de 3 mois de vacances par an. Ces vacances connues comme PAYEES et tant enviées de ce fait par le grand public... ce plein de vacances PAYEES qu'on nous reproche tout le temps, dès que nous revendiquons la moindre cause...
Alors faisons un petit calcul.
En tant que professeur des écoles, je suis fonctionnaire de l'état de catégorie A (et oui, il faut une licence minimum pour passer ce concours aussi).
Or les autres fonctionnaires de catégorie A, tout ministère confondu, débutent leur carrière avec en moyenne un salaire net de 1810 euros. Tandis qu' un professeur des écoles débutant touche un salaire net de 1340 euros (au passage l'équivalent à une centaine d'euros près du salaire d'un fonctionnaire débutant de catégorie B, dont le concours nécessite un niveau bac+2).
Source: FO ou sites des ministères. Et expérience personnelle.
Une différence donc de 470 euros par mois qui n'est pas compensée avec l'avancement (un enseignant n'a en effet pas le bénéfice d'un avancement plus rapide qu'un autre fonctionnaire de même catégorie).
Soit 5640 euros sur un an. Oh, l'équivalent de 3 mois de salaire d'un fonctionnaire de catégorie A autre que professeur des écoles.
Alors, je récapitule? Un enseignant touche donc au final 3 mois de salaire de moins que tout autre fonctionnaire de l'état de même catégorie. 3 MOIS, ou son fameux temps de vacances. Et pour être totalement explicite, les vacances que l'on nous envie tant ne nous sont donc PAS PAYEES.
Cela dit je m'en fous, mon métier reste le plus beau métier du monde. (et je ne suis plus vraiment une enseignante débutante...) :p
Ah oui, et quitte à ronchonner jusqu'au bout face à l'ignorance des jaloux: nous sommes passés à 40 ans (et même 42 officieusement) de cotisation depuis 2003, pour toucher 46 % du salaire perçu les 6 derniers mois avant la retraite...
A votre bon coeur! ^^
mardi 4 septembre 2007
Bienvenue à Hobbits Land!
Nom d'une pipe en bois qu'ils sont petits! Minuscules même... c'est un exploit de ne pas encore avoir marché dessus! Oui ça y est, je connais la totalité de mes schtroumphs maintenant. Les moyens, les petits et les tout petits.21 hobbits, 10 moyens, 6 petits et 5 tout petits. Des moyens qui ne sont déjà pas bien grands, alors je vous laisse imaginer le reste.
L'école a eu la bonne idée d'organiser une rentrée échelonnée, avec les moyens seulement jeudi dernier, journée qui me donna brièvement l'illusion que cette année de maternelle serait une véritable année de vacances... mais la journée de vendredi, avec les petits en plus, a vite mis un terme à ces douces illusions! Quelques crises, des larmes, des cris, des caprices... soignés à brassées de "gatés" et "bisous qui guérissent". Et hier, la rentrée des tout petits a définitivement confirmé le fait que cette année serait placée sous la bannière du sport, mes hobbits s'avérant être de joyeux fugueurs!
Oui, après seulement 4 jours, je peux affirmer que la maternelle, c'est physique! Je ne sais pas encore si c'est totalement fait pour moi, mais au delà de leur sauvageonnerie, ces petites bouilles se montrent déjà bien attachantes. Pas du tout de remise en question quant à mon amour pour mon métier en tout cas.
Sinon Bollène's land se montre sympa, un peu désert et parait-il un peu "craignos", mais mon home sweet home prend allure, alors j'ai hâte d'y faire une (voire plusieurs!) petite crémaillère. Je me serais passée d'avoir pour voisine une maman d'élève, mais mon autre voisin le veilleur de nuit est vraiment rigolo.
Bref, s'il n'y avait pas cette note plus que salée des impôts qui m'empêche d'envisager la Tunisie en février, tout commence de façon plutôt ok dans ce nouveau monde.
To be continued... (hopefully)
L'école a eu la bonne idée d'organiser une rentrée échelonnée, avec les moyens seulement jeudi dernier, journée qui me donna brièvement l'illusion que cette année de maternelle serait une véritable année de vacances... mais la journée de vendredi, avec les petits en plus, a vite mis un terme à ces douces illusions! Quelques crises, des larmes, des cris, des caprices... soignés à brassées de "gatés" et "bisous qui guérissent". Et hier, la rentrée des tout petits a définitivement confirmé le fait que cette année serait placée sous la bannière du sport, mes hobbits s'avérant être de joyeux fugueurs!
Oui, après seulement 4 jours, je peux affirmer que la maternelle, c'est physique! Je ne sais pas encore si c'est totalement fait pour moi, mais au delà de leur sauvageonnerie, ces petites bouilles se montrent déjà bien attachantes. Pas du tout de remise en question quant à mon amour pour mon métier en tout cas.
Sinon Bollène's land se montre sympa, un peu désert et parait-il un peu "craignos", mais mon home sweet home prend allure, alors j'ai hâte d'y faire une (voire plusieurs!) petite crémaillère. Je me serais passée d'avoir pour voisine une maman d'élève, mais mon autre voisin le veilleur de nuit est vraiment rigolo.
Bref, s'il n'y avait pas cette note plus que salée des impôts qui m'empêche d'envisager la Tunisie en février, tout commence de façon plutôt ok dans ce nouveau monde.
To be continued... (hopefully)
vendredi 6 juillet 2007
Petits, petits, petits...
C'est toujours officieux, bien que l'administration et les syndicats soient officiellement partis en vacances aujourd'hui, mais... je vais donc très vraisemblablement me retrouver en maternelle l'année prochaine, à Bollène, dans le nord Vaucluse.
Cela ne faisait pas du tout partie de mes voeux, et j'avais placé Bollène au cinquième rang (sur 9) de mes voeux géographiques si mes souvenirs sont bons. Donc mes nausées, mes vertiges, ma fièvre et mes crampes le lendemain des résultats ont peut être été provoqués par une certaine déception...
Mais au final, je ne m'en tire pas trop mal.
D'une, j'ai un poste, ce qui n'est pas donné à tout le monde: 58 de mes camarades connaitront leur destinée à la rentrée seulement.
De deux, j'ai un poste plein, et sur la même école. Pas besoin de courir plusieurs écoles et de multiplier les kms. Ok, je ne bénéficierai donc pas des indemnités de déplacements si alléchantes, mais mon école est en ZEP, donc j'aurai quand même un petit forfait qui comblera les études perdues de l'élémentaire. Et pas de souci, c'est une ZEP "tranquille".
De trois (et pas des moindres), je retrouve ma copine Cécile qui viendra faire la décharge de direction un jour par semaine. Et comme je vais déménager, je vais très certainement devenir voisine de ma Nini. Nous pourrons donc "déprimer" ensemble toutes les 3, et en tout cas nous payer quelques bonnes parties de fous rires! Et puis je me vois déjà emménager, meubler et décorer, fêter la crémaillère, et profiter des soirées télés pantouflardes avec mon Billy.
Et de quatre... j'ai un triple niveau: tout petits (5), petits (6), moyens (9), donc seulement 20 élèves (pour le moment), de 2ans et demi à 4 ans/4 ans et demi. "3 niveaux?!!!" me direz-vous. Oui, mais les tout petits seulement le matin. Donc seulement 15 élèves l'après midi. Et encore, seulement mes moyens pendant la sieste, c'est à dire jusqu'à la récré de 15h.
En fait, je pense que cela risque d'être franchement cool!
Le seul bémol: l'ambiance de l'équipe n'a pas l'air à son top. Du tout. Mais la directrice m'a fait plutôt bonne impression. Et puis c'est ma classe qui compte. Maintenant il ne me reste qu'à faire la connaissance de mes schtroumphs!
Cela ne faisait pas du tout partie de mes voeux, et j'avais placé Bollène au cinquième rang (sur 9) de mes voeux géographiques si mes souvenirs sont bons. Donc mes nausées, mes vertiges, ma fièvre et mes crampes le lendemain des résultats ont peut être été provoqués par une certaine déception...
Mais au final, je ne m'en tire pas trop mal.
D'une, j'ai un poste, ce qui n'est pas donné à tout le monde: 58 de mes camarades connaitront leur destinée à la rentrée seulement.
De deux, j'ai un poste plein, et sur la même école. Pas besoin de courir plusieurs écoles et de multiplier les kms. Ok, je ne bénéficierai donc pas des indemnités de déplacements si alléchantes, mais mon école est en ZEP, donc j'aurai quand même un petit forfait qui comblera les études perdues de l'élémentaire. Et pas de souci, c'est une ZEP "tranquille".
De trois (et pas des moindres), je retrouve ma copine Cécile qui viendra faire la décharge de direction un jour par semaine. Et comme je vais déménager, je vais très certainement devenir voisine de ma Nini. Nous pourrons donc "déprimer" ensemble toutes les 3, et en tout cas nous payer quelques bonnes parties de fous rires! Et puis je me vois déjà emménager, meubler et décorer, fêter la crémaillère, et profiter des soirées télés pantouflardes avec mon Billy.
Et de quatre... j'ai un triple niveau: tout petits (5), petits (6), moyens (9), donc seulement 20 élèves (pour le moment), de 2ans et demi à 4 ans/4 ans et demi. "3 niveaux?!!!" me direz-vous. Oui, mais les tout petits seulement le matin. Donc seulement 15 élèves l'après midi. Et encore, seulement mes moyens pendant la sieste, c'est à dire jusqu'à la récré de 15h.
En fait, je pense que cela risque d'être franchement cool!
Le seul bémol: l'ambiance de l'équipe n'a pas l'air à son top. Du tout. Mais la directrice m'a fait plutôt bonne impression. Et puis c'est ma classe qui compte. Maintenant il ne me reste qu'à faire la connaissance de mes schtroumphs!
samedi 30 juin 2007
Fière de moi. Avec un "e", comme pour Enfin.
Il y a encore quelques semaines, je m'imaginais mal avancer dans un monde où mon père n'était plus.
A la moindre de mes épreuves, examens, représentations, engagements, ou toute action du genre, j'avais besoin de son approbation, de son regard, de son sourire, voire de ses pleurs, pour savoir si ce que j'avais fait était quelque chose de bien.
Je vivais la fierté par procuration, à travers celle que m'offrait mon père, qui me remplissait de bonheur, de joie et de chaleur. Aussi, lorsque je l'ai perdu, je me suis sentie complètement effrayée à l'idée de devoir montrer toute seule, à moi-même et aux autres, que je pouvais réussir ce que j'entreprenais.
Aujourd'hui, pour la première fois de ma vie, je me sens fière de moi. Vraiment. Bien sur, grâce au regard de mes élèves, aux mots (et aux pleurs!) de leurs parents, et aux félicitations et encouragements de mes collègues et supérieurs... Mais ce sentiment vient surtout du fond de moi: j'ai fait le point sur ma première année en tant que "professeur des écoles", et j'ai en moi la sensation d'avoir "assuré".
J'ai la sensation d'avoir fait aimer l'école à une vingtaine de marmots, d'avoir éveillé leur curiosité autour de plusieurs domaines, de les avoir aidé à grandir tout en gardant leurs regards d'enfants, mais aussi d'avoir rassuré des parents, et encouragé d'autres à s'investir davantage dans la vie scolaire de leurs enfants. Et tout ça, c'est de l'or à mes yeux.
Et j'ai fait ça toute seule. Toute seule. Sans filet ni souffleur.
Papa serait fier de moi. Je suis fière de moi. Je le suis pour nous deux.
Il a fait de moi quelqu'un. Aujourd'hui je le sais. Et nom d'une cuillère en bois, que c'est bon!

Et je vais tacher de garder ce présent de fin d'année comme gage de porte-bonheur pour encore plein d'autres aussi belles années à venir...
A la moindre de mes épreuves, examens, représentations, engagements, ou toute action du genre, j'avais besoin de son approbation, de son regard, de son sourire, voire de ses pleurs, pour savoir si ce que j'avais fait était quelque chose de bien.
Je vivais la fierté par procuration, à travers celle que m'offrait mon père, qui me remplissait de bonheur, de joie et de chaleur. Aussi, lorsque je l'ai perdu, je me suis sentie complètement effrayée à l'idée de devoir montrer toute seule, à moi-même et aux autres, que je pouvais réussir ce que j'entreprenais.
Aujourd'hui, pour la première fois de ma vie, je me sens fière de moi. Vraiment. Bien sur, grâce au regard de mes élèves, aux mots (et aux pleurs!) de leurs parents, et aux félicitations et encouragements de mes collègues et supérieurs... Mais ce sentiment vient surtout du fond de moi: j'ai fait le point sur ma première année en tant que "professeur des écoles", et j'ai en moi la sensation d'avoir "assuré".
J'ai la sensation d'avoir fait aimer l'école à une vingtaine de marmots, d'avoir éveillé leur curiosité autour de plusieurs domaines, de les avoir aidé à grandir tout en gardant leurs regards d'enfants, mais aussi d'avoir rassuré des parents, et encouragé d'autres à s'investir davantage dans la vie scolaire de leurs enfants. Et tout ça, c'est de l'or à mes yeux.
Et j'ai fait ça toute seule. Toute seule. Sans filet ni souffleur.
Papa serait fier de moi. Je suis fière de moi. Je le suis pour nous deux.
Il a fait de moi quelqu'un. Aujourd'hui je le sais. Et nom d'une cuillère en bois, que c'est bon!

Et je vais tacher de garder ce présent de fin d'année comme gage de porte-bonheur pour encore plein d'autres aussi belles années à venir...
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