J'ai beaucoup aimé.Benchétrit (je suppose en partie à cause de sa belle gueule et de sa copine Anna Mouglalis) provoque la hargne de certains qui le qualifient d'"usurpateur", de "mauvais copieur" ou autre nom d'oiseau. Moi je le trouve plutôt "joliment inspiré" dans J'ai toujours rêvé d'être un gangster.
Certes il y a des clins d'oeil plus qu'explicites même si l'auteur s'en défend apparemment (le face à face Bashung/Arno fait étrangement penser à celui de Iggy Pop et Tom Waits dans Coffee and Cigarettes), mais c'est tant mieux, car ils sont si joliment filmés.
L'humour est fin, et les personnages extrêmement touchants. Quelle que soit la génération à laquelle ils appartiennent (de Jean Rochefort à Anna Mouglalis), l'idée d'être un gangster avec un flingue dans la main leur apporte une excitation d'enfant prêt à jouer aux gendarmes et aux voleurs.
Et ce sentiment frais nous embarque dans une comédie originale: alors que les personnages pourraient frôler le pathétique, ils nous donnent plutôt envie de jouer nous aussi. En braquant une banque entre potes!
(vous avez vu, j'ai réussi à NE PAS PARLER d'Edouard!!!)
Celui-là n'est pas transcendant, mais sympa. Une bonne comédie familiale à la française qui se laisse tranquillement regarder. Avec quelques rires même.Quelle belle Nathalie Baye! Elle fait vraiment partie -selon moi- des plus belles actrices françaises du moment. Quel sourire et quel corps! *comprenez un léger soupçon de jalousie quand même un peu*
Par contre, Edouard Baer en mélancolique dépressif, je dis non. Je le préfère cent fois sincèrement méchant, franchement pathétique, amoureux romantique, brouillon écervelé, ou encore exalté déjanté... Mais là j'ai trouvé son personnage un peu trop propre, limite gnangnan, et il y avait quelque chose qui sonnait faux.
Rien à voir avec sa qualité d'acteur (ses regards sont assez exceptionnels et collent divinement au personnage), mais le personnage en lui même manquait un peu de saveur. Enfin à mon humble goût hein. Doudou mérite mieux que ça il me semble...
Enfin, quand même, notez ce jour d'une pierre blanche, j'ai réussi à être objective face à Edouard Baer. Affaire à suivre!








