samedi 21 mars 2009

"Reflection" matinale...

"Etre artiste, c'est se laisser dominer par la force de ses sentiments."

"Mais les gens ne savent pas qui je suis. Et ça me protège d'ailleurs."

Charlélie Couture.


Et moi maintenant j'aimerais:



qui n'est pas un album audio, mais bel et bien photo.

mardi 17 mars 2009

Date de péremption dépassée

Le temps d’une chanson tout est possible
Ne te moque pas de moi ne te trompe pas de cible
Si je te prends dans mes bras serait-il possible
Que tu ne me refuses pas ai-je demandé l’impossible

Le temps d’une chanson on peut devenir inadmissible
Fracasser tous les lampions et en perdre l’ équilibre
Le temps d’une chanson on peut commettre l’irréversible
Se retrouver la tête en bas et barboter dans le sordide

Le temps d’une chanson on peut devenir combustible
On peut même prendre feu pour devenir enfin crédible
Le temps d’une chanson tout est possible
On peut finir les bras en croix on peut croire en l’invisible

C’est une chanson un peu fragile
Que j’ai écrite pour toi
Ne l’abandonne pas
C’est trop facile
C’est une chanson un peu débile
Pleine de tralala
Ne l’écrase pas
Je ne ferai plus l’imbécile

Le temps d’une chanson on peut demander l’impossible
Je ne suis quand même pas un rat serais-je devenu si nuisible
Un animal qui ne sent pas bon pas vraiment comestible
Qui traînait dans les bas fonds tu sais tu m’es irrésistible

C’est une chanson un peu fragile
Que j’ai écrite pour toi
Ne l’abandonne pas
C’est trop facile
C’est une chanson un peu débile
Pleine de tralala
Ne l’écrase pas
Je ne ferai plus l’imbécile...

L'imbécile - Christophe Miossec



Il y a des chansons comme ça, qu'on redécouvre des mois, voire des années après.
C'est mon cas aujourd'hui avec L'imbécile de Miossec. Impossible de trouver la moindre vidéo pour la poster ici, et je ne sais toujours pas mettre du son sur mon blog. Mais si vous avez l'occas', écoutez là! :)
En ce qui me concerne, je réalise presque seulement aujourd'hui que c'étaient les plus jolies excuses qu'on ne m'ait jamais faites...
(oui, moi blonde)

dimanche 15 mars 2009

Il voyage en solitaire...

Je m'apprêtais à poster:
"Aucun post depuis une semaine, et oui. A celà, plusieurs raisons:
- la première, j'étais en stage pendant toute la semaine dernière. Un stage "chant choral à l'école", un stage donc où je n'ai fait que chanter... et rire. Et ça fait du bien!
- la deuxième, j'ai bossé hier. Oui, un samedi. La fameuse "journée solidarité", le lundi de Pentecôte qu'on rattrape. Nous aussi. Donc pas trop le temps de se planter devant l'ordi.
- et la troisième, non des moindres, la plus évidente sans doute: ma vie n'est pas très palpitante! Aucun véritable rebondissement ni grand changement dans mon quotidien dernièrement. En tout cas rien de racontable ici! :p"

Jusqu'à ce que j'apprenne la mort d'Alain Bashung.
Je n'avais ni allumé la radio, ni regardé la télé depuis vendredi, et j'ai pris connaissance de la nouvelle en lisant le commentaire d'une "facebook friend"...
Et j'avoue que ça m'a fait froid dans le dos. Certains d'entre vous s'en souviennent peut être, j'avais eu la chance de le voir sur scène en novembre dernier. Et son "aurevoir" m'avait déjà retourné l'estomac.
C'est étrange, je n'ai jamais été une fan acharnée de Bashung, mais sa disparition me touche beaucoup, j'ai l'impression qu'elle fait un trou, et enlève un sacré pilier à la chanson française.

C'est un peu idiot d'être affectée par la mort d'un homme dont je ne connaissais que l'art, et superficiellement, mais je suis tout de même ravie d'avoir eu le bon sens de me ruer sur les places pour sa tournée Bleu Pétrole, car il nous avait véritablement offert un moment inoubliable.

Pour finir une reprise de lui que j'adore et que je trouve "appropriée".
J'aurais préféré en trouver un extrait "live", mais ce n'est pas vraiment le visuel qui compte là.

dimanche 8 mars 2009

Harvey Milk - ou comment finir des vacances d'hiver en beauté!




Je l'avais dit, après un weekend cinéphile impeccable, cette semaine passée devait être dédiée aux movies. Finalement j'aurai été raisonnable: seulement deux au cinéma et un dvd à la maison. Mais la qualité l'aura définitivement emporté sur la quantité.

Le film retrace la vie d'Harvey Milk donc, le premier homme politicien ouvertement homosexuel, de 1970 à son assassinat en novembre 1978. J'avoue ne jamais en avoir entendu parlé avant la sortie de ce film. J'ai donc découvert le combat de cet homme passionné, pour défendre sa minorité encore incroyablement désavouée et même considérée comme "fruit de l'enfer" à cette époque pas si lointaine de la notre.
Je ne crois pas que Gus Van Sant ait romancé le personnage dans son action politique. Harvey Milk n'était pas une "folle provocatrice", mais se battait avec ses tripes pour une cause qu'il croyait juste, avec son coeur aussi, tout en apprenant et appliquant subtilement, au fur et à mesure de son expérience acquise en tant que conseiller municipal de San Francisco, les ficelles tactiques du milieu politique.
Ce n'est donc pas la révolte capricieuse d'un marginal, mais la passion d'un homme empreint de convictions qui nous emporte pendant un peu plus de deux heures, nous montrant l'intensité des combats qu'ont dû mener nos prédecesseurs pour faire avancer d'un pas -aussi minuscule soit-il- notre si sectaire humanité.
L'acharnement dont fait preuve cet homme à défendre ses convictions est aussi bouleversant qu'admirable, et on finit par ne plus savoir si nos larmes qui accompagnent le film sont dues à son triste destin où à la noblesse de sa lutte.

Le tout orchestré par un Sean Penn exceptionnel. Doux euphémisme me direz-vous? Il semble s'être totalement investi et fondu dans le personnage, poussant le perfectionnisme de son jeu jusqu'à la gestuelle, la mimique, la démarche, l'attitude... Rien n'est surfait et tout sonne juste.
Sean Penn est Harvey Milk pendant ces 2 heures, passionné, courageux et... qui roule des pelles à James Franco, le saloupiaud! :p


Harvey Milk posant devant son magasin de photo après son élection en 1977-
Photograph: UPI/Corbis-Bettmann

jeudi 5 mars 2009

La nuit du chasseur


De Charles Laughton.

Et oui, encore un movie!
Un de ceux que j'adore, un vieux, en noir et blanc, avec une de ses superbes stars américaines des années 50/60, aussi beau qu'effrayant dans ce film, à savoir Robert Mitchum.

Synopsis: "un pasteur (Robert Mitchum) élégant et séduisant, dont les phalanges sont sinistrement tatouées des mots "Haine" et "Amour", erre dans la campagne semant sur sa route la bonne parole et... la mort.Pour le révérend Harry Powell, le travail du Seigneur n'est pas de sauver les âmes, mais de les condamner. A présent, Powell est prêt à tout pour récupérer un magot de 10 000 dollars caché dans une ferme par un homme dont il partagera la cellule en prison. Sur son chemin, les enfants de son ancien compagnon de cellule, les seuls à savoir où est caché l'argent..."

Y a pas à dire, ces vieux classiques sont de loin les plus efficaces!
Mitchum est aussi envoûtant que terrifiant, son personnage est si détestable et menaçant que l'on aurait presqu'envie de faire avancer le film plus vite pour mettre fin au suspense qu'il soulève.
Très vite on tremble devant la vulnérabilité de ces deux pauvres petits bouts qui se retrouvent rapidement seuls pour affronter un diable qui semble ne pas avoir peur de faire couler beaucoup de sang, aussi innocent soit-il, pour parvenir à ses fins.
Mais en même temps la valeur du scénar réveille notre côté malsain qui voudrait bien lui laisser une chance, à cet horrible Powell, juste histoire que l'intrigue ne s'arrête jamais...

Finalement, les anniversaires pluvieux ont du bon pour des après-midis dvd aussi riches qu'aujourd'hui! Un classique qui va sans doute rejoindre mon top 5! (qu'il faudrait peut être que je poste un jour ici, tiens...)



Ps: un petit MERCI dédicace quand même... :)

mardi 3 mars 2009

Pour un instant la liberté...



Encore un film donc.
Pour un instant la liberté raconte les destins croisés de réfugiés iraniens forcés de faire escale en Turquie pour y attendre que l'ONU leur délivre -ou pas- ce fameux visa vers un pays d'Europe, terre des libertés.
Parmi eux, Ali et Mehrdad, deux amis comme deux frères, et les petits cousins de Mehrdad, Azy et Arman, un couple et leur petit garçon, un professeur et son grand ami Kurde... Un chassé-croisé d'aventures avec comme unique et même but: la liberté, la fuite d'un pays qui oppresse les esprits et interdit les opinions, la quête d'un monde qui autorise à vivre tel que l'on est, avec ses idées et ses convictions. Le tout basé sur des faits réels.
Un documentaire qui bouleverse, qui chamboule et laisse sans voix, nous rappelant comme on a vite oublié à quel point notre propre liberté est précieuse et douce. Une quête de liberté qui en plus s'avère tout sauf individualiste, mais au contraire débordante de générosité, d'humanisme et quelque peu paradoxalement de patriotisme.

Un film que je recommande donc fortement aussi. Avec paquets de kleenex à l'appui.

lundi 2 mars 2009

Weekend cinéphile



Samedi: Gran Torino réalisé par et avec Clint Eastwood.

Le décor est très simple, les costumes sans grand apparat, mais centrent ainsi l'intrigue sur les personnages forts et leurs relations troublantes. Les dialogues sont sans aucune prétention littéraire, vulgaires et crus, mais le script va ainsi à l'essentiel, et la profondeur ne manque pas. Ce film est d'une justesse incroyable où se mêlent avec brio humour et rudesse, sensibilité et violence, racisme et partage, le tout porté par un Clint Eastwood toujours égal à lui-même, brillant, vrai, à la limite de l'inégalable.
Vous l'aurez compris, ce film m'a plu, beaucoup plu. Un ancien de la guerre de Corée prêt à passer par le pire pour permettre à un jeune Hmong de connaître le meilleur et de s'en sortir, parce qu'il a besoin de racheter ses erreurs? parce qu'au moment où il se retrouve seul et mourant, sa fibre paternelle se réveille? Non. Parce qu'après avoir connu l'horreur dans le passé, il a vu en Thao la bonté et la gentillesse dont il aimerait sans doute que les nouvelles générations soient faites, et parce qu'il sait que "seul, il ne s'en sortira pas".
Un message à diffuser, non?







Dimanche : L'étrange histoire de Benjamin Button avec Brad Pitt et Cate Blanchett.

A l'inverse de Gran Torino, me voilà embarquée dans l'imaginaire, et la féérie. Ici on voyage dans le temps et dans le monde. Camper une grande partie du décor en Louisiane rajoute une touche à la chaleur de l'histoire, faire découvrir l'intrigue par la lecture d'un journal intime lui donne une dimension de conte amoureux.
Une expérience cinématographique bien différente donc, même si là encore, tout repose beaucoup autour de la relation entre les personnages, bouleversée par le destin inouï de ce Benjamin Button qui naît vieux et rajeunit tout au long de sa vie. Une expérience bien différente mais au moins tout aussi forte. Une histoire d'amour, mais une vraie. De celle qui survit malgré les embûches de la vie ou de la fiction, et du temps quel que soit le sens dans lequel il file...
Cate Blanchett est détestablement belle et touchante, et Brad Pitt démontre à nouveau ses incroyables talents d'acteur. Et tenez-vous bien.. il m'a même fait littéralement craquer! La vieillesse lui va à ravir, et j'avoue l'avoir trouvé étonnamment beau.

En résumé: si ce n'est pas déjà fait, allez voir ces deux films!!! :)